Témoignage – Các chia sẻ

 » Je considère Dao comme un compositeur extraordinaire, et le jour où j’ai entendu son Koskom, j’ai pensé qu’il s’agissait vraiment d’une des grandes oeuvres du siècle . C’est une partition énorme, excessivement travaillée, dont le titre signifie  » communauté cosmique ». C’est le rêve de Dao, musicien vietnamien fixé à Paris : une « communauté cosmique », une fraternité qui ressemble non seulement les hommes mais aussi les extra-terrestres. Koskom, c’est l’explosion de la fraternité des ondes, un formidable bouillonnement de sonorités totalement original, avec l’utilisation de notes non tempérées -quarts, tiers et même sixièmes de ton- et l’écho des « portamentos » que Dao a puisés dans la technique vocale vietnamienne traditionnelle. La musique de Dao est l’exemple frappant des contrastes dynamiques : des pianissimos imperceptibles alternent avec des fortissimos écrasants (aussi terribles que ceux de Xenakis). C’est une musique qui évolue surtout, dans le sous-grave et dan le suraigu, souvent dans les deux à la fois. »

Musique et couleur d’Olivier Messiaen
Edition Belfond